Motorisations

Bien que parfois critiquée par la presse pour l’absence de motorisation haut de gamme notamment un v8 ; la Vel Satis propose pourtant une gamme de moteurs variée, à mon sens toutes convaincantes.

Disponible dans la gamme dès 2002, il est le moteur le plus représenté sous le capot de la Vel Satis. Il dispose d’un bon agrément général et d’une conduite feutrée. Il est disponible en 3 variantes :

Le 2.2 dCi 115 a d’abord été développé pour les flottes, avant d’être proposé aux particuliers. Il s’inscrit bien dans l’esprit de la voiture lorsqu’on privilégie une conduite calme. Son couple disponible assez tôt permet d’évoluer sans effort au quotidien, avec une sensation de fluidité assez naturelle. Il accompagne bien les longs trajets et met en avant le confort global de la voiture, dans une logique de roulage serein. Dans cette configuration, il montre surtout une approche posée de la Vel Satis, orienté confort et efficacité plutôt que performance pure. Mais il faut garder en tête que la voiture, dans son ensemble, change complètement de caractère dès qu’on monte en gamme de motorisation. Avec le 3.5 v6, on découvre une auto beaucoup plus dynamique, étonnamment vive et capable de prestations très éloignées de cette version d’accès.

Le 2.2 dCi 150 est sans doute la version la plus répandu. Disponible en boite manuelle ou automatique, il a connu des évolutions en fin de carrière afin d’améliorer son comportement et sa fiabilité. Il a été proposé sur l’ensemble des finitions, de l’Expression à la Initiale, ce qui en fait le véritable cœur de gamme. Sur la route, il reprend la base du 115 chevaux en apportant ce qui lui manquait clairement : plus de puissance et réactivité. Le résultat est une Vel satis plus polyvalente, capable d’enchaîner les kilomètres avec aisance, tout en gardant une conduite souple et agréable. Comme souvent sur cette génération, il faut distinguer les premières versions des modèles plus récents. Les évolutions apportées à partir de 2004 ont nettement améliorer la fiabilité globale, rendant les versions postérieurs plus sereine à l’usage. Les modèles plus anciens demandent plus d’attention et un historique d’entretien sans faute. Dans l’ensemble, lorsqu’il est bien suivi, cela reste une motorisation très cohérente pour la Vel Satis : efficace et agréable, à condition de privilégier un usage routier plutôt qu’urbain.

Le 2.2 dCi 140 constitue l’évolution ultime du G9T, intégrant plusieurs améliorations destinées à optimiser son fonctionnement global. Au début, il a été proposé avec une transmission manuelle pendant quelques mois, puis exclusivement associé à une boite automatique à 5 rapports. Sur la route, cette motorisation bénéficie d’une base technique améliorée avec une fiabilité globalement revue à la hausse. Certains points de vigilance restent néanmoins à considérer, notamment sur certains capteurs et les systèmes de dépollution en cas d’utilisation urbaine ou trop « pépère » prolongée. Dans l’ensemble, cette version s’inscrit dans une logique clairement routière où elle exprime le mieux son homogénéité et son confort d’utilisation.

Apparu lors du restylage de la Vel Satis en 2005, ce tout nouveau moteur développé conjointement entre Renault et Nissan modernise profondément l’offre diesel de la gamme. Rapidement salué par la presse pour son agrément et sa conception moderne, il est disponible en deux versions :

Le 2.0 dCi 150 vient moderniser l’offre diesel de la Vel Satis. Cette motorisation remplace progressivement le 2.2 dCi 150 avec une conception plus récente, une consommation mieux maîtrisée et un agrément de conduite en hausse. Disponible uniquement avec une boîte manuelle à 6 rapports, il est proposé avec les finitions Carminat, Privilège et Initiale.

Sur la route, il se montre souple, silencieux et agréable à utiliser au quotidien. Les reprises sont bonnes et la conduite gagne en fluidité par rapport aux anciennes générations de diesel Renault. La Vel Satis conserve ainsi son caractère de grande routière confortable, capable d’enchaîner les kilomètres sans effort. Équipé d’un FAP de série, ce moteur répond également aux évolutions des normes environnementales de l’époque.

Cette motorisation est aussi appréciée pour sa fiabilité globale et son coût d’entretien contenu. Sa conception plus moderne corrige plusieurs faiblesses connues des précédents moteurs diesel, tout en conservant une bonne accessibilité mécanique. Lorsqu’il est entretenu sérieusement, ce 2.0 dCi est encore aujourd’hui une mécanique cohérente et particulièrement adaptée à un usage routier et autoroutier.

Ce 2.0 dCi 175 apporte davantage de couple et de souplesse à bas régime, améliorant encore l’agrément général de la Vel Satis. Plus à l’aise lors des relances et sur longs trajets autoroutiers, ce moteur correspond particulièrement bien au caractère de la Vel Satis. Il marque également l’arrivée d’une transmission automatique à 6 rapports d’origine Jatco, offrant une alternative moderne et cohérente pour les amateurs de conduite plus feutrée.

Il reprend les qualités déjà reconnues de la version 150 chevaux : consommation maîtrisée, bonne disponibilité mécanique et excellente fiabilité générale. Les rares soucis rencontrés restent globalement connus et relativement limités pour un diesel de cette génération.

Sur la route les accélérations sont plus franches, les dépassements plus sereins et la boîte automatique renforce encore le confort de conduite propre à la Vel Satis. Avec son couple disponible plus tôt et sa transmission bien étagée, il se paie même le culot de donner une petite leçon de réactivité au 3.0 dCi lors des reprises. Il reste aujourd’hui l’une des motorisations diesel les plus abouties proposées sur le modèle.

Premier 6 cylindres diesel monté sous le capot d’une Renault, sa conception a été confiée au constructeur japonais Isuzu. Disponible les premières années sous l’appellation 3.0 dV6, il s’est ensuite vu renommé 3.0 dCi, pour être complètement revu en 2006 :

Ce 3.0 dV6 177 chevaux (puis dCi) offre 350 Nm et est disponible exclusivement avec une boîte automatique à 5 rapports, il est proposé sur les finitions Expression, Privilège et Initiale, où il incarne alors le haut de gamme diesel.

Dès les premiers kilomètres, ce moteur séduit par son agrément de fonctionnement. Il est trés silencieux, souple et remarquablement feutré, il offre une expérience de conduite particulièrement reposante, parfaitement en accord avec la philosophie de la Vel Satis. À une époque où les diesels restent souvent rugueux, ce V6 se distingue par sa douceur et son caractère presque essence dans sa manière de prendre ses tours. Sur autoroute, il se montre dans son élément et enchaîne les kilomètres avec une aisance remarquable.

Malheureusement, ses qualités ne suffisent pas à masquer ses quelques défauts important pour certains. Ses performances, sans être décevantes, restent relativement modestes au regard de sa cylindrée et de son architecture à six cylindres. La boîte automatique à 5 rapports, peu adaptée à une motorisation diesel pénalise l’agrément lors des relances. À cela s’ajoute une consommation élevée pour un diesel, qui réduit une partie de son intérêt face aux motorisations plus modernes.

Mais c’est surtout sur le plan de la fiabilité que ce moteur s’est forgé une réputation peu enviable. Dés les premières années, les problèmes mécaniques lourds et coûteux sont fréquents. Aujourd’hui avec le recul et anticipations mécaniques, il est tout à fait possible de rouler ce moteur sereinement.

En juin 2006 arrive le nouveau 3.0 dCi 181 chevaux associé à une nouvelle transmission automatique à 6 rapports. Avec ce restylage, Renault corrige enfin les principaux défauts du premier V6 dCi. Ce moteur va bien au-delà d’une simple évolution : le haut moteur, le turbo, le système de refroidissement, ainsi que la gestion électronique ont été revus afin d’améliorer à la fois les performances et la fiabilité.

Si la puissance progresse légèrement, passant de 177 à 181 chevaux, c’est surtout le couple qui évolue de manière significative, avec 400 Nm contre 350 Nm auparavant. Ce supplément de force change le comportement de la voiture. Les reprises gagnent en vigueur, les relances deviennent plus naturelles et l’ensemble moteur-boîte apparaît enfin parfaitement cohérent avec le positionnement haut de gamme de la Vel Satis.

Sur la route, ce V6 dCi se montre convaincant. Il conserve la douceur, la souplesse et la discrétion sonore qui faisaient déjà son principal atout, tout en offrant davantage de punch lorsque le conducteur sollicite l’accélérateur. Les dépassements s’effectuent sans effort et les longs trajets sont avalés avec une facilité remarquable.

À titre personnel, c’est probablement la motorisation qui correspond le mieux à l’usage autoroutier pour lequel la Vel Satis a été conçue.